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la décroissance comme transition post-pétrole

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prediction à lire (déconseillé aux personnes dépressives)

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~~NéoBio~~

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voici un document à lire , très réaliste et très dur
sans concessions
Traduction de
The Twilight of the Modern World,
The Four Stages of the Post-Oil Breakdown
by
Paul Thompson
www.wolfatthedoor.org.uk
(site disponible en version française également)

traduction par
Jean-Pierre Schnyder
http://plusconscient.net/liens/64-pic-petrolier



The Twilight of the Modern World,
The Four Stages of the Post-Oil Breakdown

obicho

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C'est à peu près le scénario que j'imagine... mais je pense que ça va aller plus vite que ça. J'ai pas d'arguments, c'est juste une impression (ou une intuition? le temps me répondra... Wink )

~~NéoBio~~

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oui c'est vrai
il y a ceux qui prévoient une déplession lente
et ceux qui prévoient une crise fianciere lié à l'endettement massif

moi je pense à un mélange des deux:
1 une crise gravissime, avec éfondrement de la bourse au niveau mondial
d'une durée de 1 à 5ans suivi par une timide reprise mais avec déclin du pétrole progressif

voila pourquoi je paris sur
1) une maison pasive avec gros stock de nouriture et pannic room pour passer la crise financiere
2) puis des terres a cultiver avec élevage et production d'huile de tournesol pour le tracteur

si je n'avais pas de maison à vendre et donc un plan comme celui ci, je crois que je tenterai de vivre au portugal (au chaud et avec un été plus long au bord de la mer pour les crustacés et les poissons)

obicho

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scratch penses-tu que s'il y a encore des poissons dans l'atlantique nord l'an prochain, ils seront comestibles? j'espère être plus pessimiste que réaliste...

~~NéoBio~~

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la terre c'est 70% de la surface en eau, sur une épaisseur moyene non négligeable
poluer cette masse alors qu'il va y avoir de moins en moins de polution liée à la société pétrole...

et puis le portugal c'est pas dans la mer du nord

obicho

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c'est dans l'atlantique nord, mais effectivement pas dans la mer du nord Smile ! Le gulf stream amène le pétrole en partant du golfe du mexique, le long de la côte est des US,puis du Canada, il passe vers le Groenland, l'Islande, puis au large de la Scandinavie, de là d'un côté dans la Mer du Nord à l'est du Royaume-Uni, de l'autre vers l'Irlande, puis ça redescend vers la Bretagne, le Golfe de Gascogne où ça s'accumule un peu ( affraid le Gers pas loin ::: affraid ) puis ça continue vers la Galice au nord de l'Espagne, puis le Portugal... Enfin ça va pourrir peut-être tout l'Atlantique Nord cette histoire.

~~NéoBio~~

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ok j'avais pas compris lol mer du nord lol désolé autant pour moi lol

serieux avant que l'ensemble soit si polué que toute vie ai disparue il faudrait que ça fuie 1000ans lol


toujours est t il que si j'avais pas d'autre choix je ne resterai pas dans un pays trop froid et surpeuplé, le portugal c'est déjà un bon compromis chaleur, pluie, pas cher et des proteines gratuites dans la mer

le sud de l'espagne aussi c'est pas mal avec des hectares de serres mais ça va attirer du monde

le portugal me semble plus propice, il faut dire que je pratique la chasse sous marine et la peche

en tout cas malgrés l'abscence de précision vis à vis d'un probable crack boursier , la déplession est bien décrite, je dirais qu'au moin 60 à 80% de ce qui est dit peut se révéler réel

pragma tic


Bonjour,

J'ai survolé la traduction française du "crépuscule du monde moderne".

A part sa fonction de communication sur la gravité de la situation liée à l'épuisement des ressources naturelles, je ne crois pas que ce document présente d'intérêt particulier, je crois même qu'il peut être néfaste en induisant en erreur sur des croyances douteuses.

Le problème vient de ce que l'auteur ne semble pas avoir compris la difficulté précise que représente l'épuisement des énergies fossiles pour nos sociétés.

Il traîte d'un problème de spécialisation des individus, mais celui-ci est anecdotique, il ne faut que quelques semaines à quelques mois pour qu'un individu se réapproprie des pratiques adaptées à une situation.
Là n'est pas le problème.

Le problème réside dans le mode d'organisation de la production, très "optimisé", et donc à très haut "rendement" qui a pu être mis en place en s'appuyant sur les énergies fossiles ;
En gros, la production des biens a été centralisée, souvent à un niveau international, ce qui a permis de nombreuses optimisations : En premier lieu, la très grande augmentation de la quantité produite a rendu rentable des investissements dans des machines dont la productivité est bien supérieure à celle de l'humain. Ensuite, il y a souvent eu optimisation du coût horaire de production manuelle en situant la production en des endroits où la main-d'oeuvre était peu exigente financièrement. Ces mêmes principes ont été autant que possible appliqués à tous les niveaux de production en amont, pour tous les composants ou pièces intégrant la production du bien "fini".
Un bien "fini" est donc une accumulation d'optimisations et d'économies d'échelles, mais celles-ci ne sont possibles que parce que le transport est très peu cher, car si cette production est très optimalisée, elle est en revanche très gourmande en transport. Et quasi impossible sans ceux-ci.
Pour prendre conscience du problème, imaginez de produire une machine à laver localement, à partir de matières premières issues d'un rayon de cinquante kilomètres autour de vous, toutes les étapes de fabrication devant être réalisées à partir d'outils manuels non motorisés, ou seulement à partir des énergies disponibles localement, appliquez le coût horaire du travail local et regardez le résultat en prix, comparez avec le prix du marché actuel.

Ces très hauts rendements concernent tout le secteur productif, alimentaire, vestimentaire, électro ménager et biens usuels.

Donc, si le renchérissement du coût du transport remet en cause cette organisation très centralisée et optimalisée, qu'est-ce qui la remplacera ?

C'est ainsi que se pose le problème de l'avenir à court terme, et non de la manière dont se le pose l'auteur de ce document.

Sa vision d'une transition "longue" est très contestable.
C'est tout le document qui est entaché de cette incompréhension.

A noter que le document "Théma" en cinq parties, en premier lien, me semble lui très instructif et bien poser le problème ...

~~NéoBio~~

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je disais plus haut qu'il ne prend pas en compte un éventuel crack boursier sinon pour la suite ça a le mérite d'une description en détail que je n'avais pas

moi aussi je pense qu'en premier il y aura un clash mais suivi d'une reprise sur fond de déplession
j'avais dit d'une durée de 1 à 5ans il me semble mais j'en sais rien, juste une intuition

Alter Egaux


~~NéoBio~~ a écrit:le sud de l'espagne aussi c'est pas mal avec des hectares de serres mais ça va attirer du monde
Désolé mais je vais émettre quelques critiques sur cette stratégie :
- les serres espagnoles sont le pire que l'on peut imaginer en production basée sur l'agrochimie : la culture hors sol
Si crash ou pétrole cher, plus de serre espagnol.
Les tomates de production industrielle sont généralement cultivés hors sols dans des serres ou tunnels de plusieurs hectares sur de la laine de roche et alimentés de manière totalement artificielle par un mélange d'eau et d'engrais chimique. On les cultive de la même façon dans les régions chaudes désertiques comme par exemple le désert du Néguev en Israël en remplaçant la laine de verre par du sable. Cela permet d'étendre considérablement la période de production (aux dépens de la qualité des tomates) en chauffant les serres en hiver.

~~NéoBio~~ a écrit:le portugal me semble plus propice, il faut dire que je pratique la chasse sous marine et la peche
Je ne veux pas être pessimiste mais la pêche en atlantique et en méditerranée me semble compromise, vu la pénurie de poisson et la difficulté de les atteindre (je dis cela pour avoir été en Corse récemment, il n'y a plus rien à pécher).

Perso, je me suis mis plutôt à la pêche au carnassier avec un spécialiste français (1 500 à 2 000 truites/an, la grande majorité remise à l'eau, perches et sandres). Malgré la pollution à cause de l'agrochimie, il reste de très belle rivière et ruisseau accessible en France, notamment tout prêt de mon plan B.

~~NéoBio~~

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parle pour toi lol à saint jean de luz je me gave alors au portugal... Basketball

pasion chasse.com
Carapateira était un haut lieux de la chasse au Portugal , la densité de poisson est peut être un peut moins importante qu'il y a quelques années, mais reste toujours au tip top. . j'ai pêché entre Sagrés et Carapateira. C'est la ou j'ai tirer mon premier mérou , attraper ma première grosse langouste , mon premier pagre.... Présence de gros sars, daurades, loups ,pagres rose ,maigre ........ C'est un lieux ou la pêche sélective est nécessaire ,sous pense de remplir des caisses a poisson... Je pense que maintenant il y a présence aussi de dentis . Par contre l'eau est plus froide qu'en Bretagne, il faut mieux une veste en 7mn pour l'agachon .Possibilité de mettre le bateau a l'eau a Sagrés ,départ du bord sans problème dans le secteur de Carapateira..

goeland60

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(Pragma Tic) à propos du Crépuscule du monde moderne :

Il traîte d'un problème de spécialisation des individus, mais celui-ci est anecdotique, il ne faut que quelques semaines à quelques mois pour qu'un individu se réapproprie des pratiques adaptées à une situation.
Là n'est pas le problème.

Le problème réside dans le mode d'organisation de la production, très "optimisé", et donc à très haut "rendement" qui a pu être mis en place en s'appuyant sur les énergies fossiles ;

Voilà une mise au point très convaincante, je trouve. La fragilité du système semble en effet résider là où tu le dis (bien vu !! farao )

Pour ma part, j'imagine plutôt une évolution sous forme d'apartheid énergétique : entre ceux qui ont accès à l'énergie et ceux qui en sont privée, au sein des pays "riches" eux-mêmes.

Sous le choc du PO, la civilisation actuelle se "contracterait" dans un premier temps. Le territoire serait divisé entre une partie où l'on a accès à l'énergie (sous haute protection militaire) et une partie où sont regroupés les "exclus".

Ce phénomène de "contraction" de la "civilisation" lui permettrait de résister pendant quelque temps, à l'intérieur des enclaves qu'elle occuperait et protègerait.

L'effondrement aurait lieu par la suite, dans un deuxième temps.

Je pense également que cette "civilisation résiliente" tenterait de sortir de son blocus énergétique en développant de nouvelles formes technologiques, mais qui seraient insuffisantes sur le long terme.

Il y aurait cependant une période de conflit armé entre cette civilisation résiliente, qui essaierait de reconquérir l'ensemble du territoire, et les zones peuplées par les exclus, retournés à une vie sauvage.

(Comment ça, je devrais écrire des livres de science-fiction ??? Laughing Laughing Laughing

pragma tic


Bonjour,
goeland60 a écrit: Voilà une mise au point très convaincante, je trouve.
Merci, l'optimisation des structures professionnelles, ça a été mon métier, alors il m'est relativement facile de déterminer là où ça coince ...
Ce qu'il faut comprendre, c'est que plus un système est optimisé, et plus il est difficile de revenir à un système précédent en raison de la différence de rendement qui s'est accrue.
Dans notre cas, c'est tellement optimisé qu'il aurait fallu anticiper lourdement les baisses de niveau de vie pour tenter une transition gérée.
Ca n'a pas été fait, on va vers où le destin nous mène.

goeland60 a écrit:Pour ma part, j'imagine plutôt une évolution sous forme d'apartheid énergétique : entre ceux qui ont accès à l'énergie et ceux qui en sont privée, au sein des pays "riches" eux-mêmes.
Cette hypothèse semble peu probable en raison de la forte interdépendance que l'internationalisation des échanges commerciaux a mis en place.
Il est donc plus probable qu'on va jouer aux dominos.

La période de conflits armés, elle semble dernière nous ... (Voir les cinq parties de documentaire en premier lien sur plusconscient).

Invité


Invité
~~NéoBio~~
as-tu lu ce passage?
Un moyen de transport qui fait mentir la vision que je viens d’exposer est le petit bateau à voile. Celui-ci offre
beaucoup d’avantages : il n’est pas tributaire du pétrole ; il est c_nçu pour être autonome et il constitue un refuge
contre tout, sauf à considérer les conditions climatiques extrêmes (en l’absence de prévisions météorologiques,
vraisemblablement plus disponibles); il peut transporter des charges substantielles. L’océan est un endroit privilégié
pour se cacher, avec l’existence de nombreuses îles et de longues portions de côtes inatteignables par la terre,
et de ce fait, d’exploration sûre pour y trouver de la nourriture et de l’eau. En ce qui concerne le brigandage et les
hors-la-loi, alors que la piraterie ne pourra pas être ignorée, il est peu probable qu’elle constitue une menace aussi
importante que les variétés de bandes prédatrices qui infestent la terre ferme.
Evidement, il ne sera pas possible de rester sur mer éternellement, et un rescapé résidant sur un bateau devra
probablement se mettre en quête d’une communauté de pêcheurs pour sa protection. Si les embarcations de pêche
dans le port choisi sont toutes mues par un moteur, son bateau exploitant la force du vent constituera selon toute
probabilité un élément en sa faveur.
ça te rappelle quelque chose? tu y repenses parfois?

~~NéoBio~~

avatar
oui mais c'est foutu ma femme ne reviendra pas la dessus, en revanche j'aimerai etre proche de la mer , un voilier c'est un moyen de faire du commerce, en plus je sais attraper du poisson
le portugal me semble une trés bonne solution mais je ne parle pas le portugais
toi je crois que oui?

c'est pas cher et le littoral est trés riche en poisson

de toute façon j'ai pas encore vendu donc aucune option ne m'est interdite ma femme suivra pour peu qu'elle se sente en sécurité et capable de revenir
ta femme est espagnole, parle t elle aussi le portugais?

moi sans toi je ne peux pas partir la bas , de mon coté j'apporte le soutiens technique
tu as regardé les prix de l'immobilier au portugal? c'est pas cher, c'est plus chaud en hiver, et avec le climat océanique je pense qu'en été il y a des pluies aussi

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