Oléo.Transition

la décroissance comme transition post-pétrole

Mots-clés

Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

scénario d'Emmanuel Todd

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

1 scénario d'Emmanuel Todd le Sam 3 Déc - 11:16

~~NéoBio~~

avatar
« Nous ne savons pas encore comment, et à quel rythme, les investisseurs européens, japonais et autres seront plumés, mais ils le seront.

Le plus vraisemblable est une panique boursière d'une ampleur jamais vue suivie d'un effondrement du dollar, enchaînement qui aurait pour effet de mettre un terme au statut économique “impérial” des États-Unis... »

Emmanuel Todd
source wikipédia




la suite date de ......2002,
attention car si vous avez une vision nostalgique des usa vous n'en reviendrez pas...

mais il a raison le Todd: où sont les produits made in USA?
les usa sont en train de devenir le tier monde ! les états vont quitter le gouvernement fédéral, les états frapperont leur monnaie, et en europe également
http://plusconscient.net/geopolitique-a-mondialisation/51-francais/241-emmanuel-todd-la-decomposition-du-systeme-americain


il avait prédit la fin de l'urss également en 1976



2 Re: scénario d'Emmanuel Todd le Lun 12 Déc - 23:29

~~NéoBio~~

avatar
[youtube][/youtube]

http://youtu.be/WIajNevuNoU

___________________________________________________________________



Emmanuel Todd : une nouvelle caste de riches a pris le pouvoir





9 décembre 2011





Emmanuel Todd bataille contre l’idée dominante
selon laquelle la crise serait due à l’irresponsabilité des emprunteurs,
et insiste sur la bonne affaire que constitue la dette d’Etat pour les
détenteurs de capitaux. Face à Berlin, qui juge-t-il, a mené une
politique commerciale et industrielle déloyale envers ses partenaires,
il conviendrait de faire preuve d’une certaine « brutalité » dans les
négociations, en raison de « rigidités » qui sont selon lui un « trait
culturel » allemand.



Emmanuel Todd s’entretien avec Ruth Elkrief, 2 décembre 2012 - extraits

Q : vous proposez dans le Point d’effacer la dette de la zone euro (...)

R : ce qui important, c’est la cohérence. C’est un
modèle qui est présenté dans cet entretien du Point. C’est de la
sociologie à chaud. (...) Le point de départ du modèle c’est d’abord de
démasquer, derrière toutes sortes de termes qu’on utilise - banques,
Etats, marchés, Bruxelles, Francfort - la réalité de ce qui se passe :
une nouvelle caste de riches a pris le pouvoir et utilise tous ces
instruments en prétendant, ou en faisant croire, qu’il y a un conflit
entre le marché et l’Etat.

Alors qu’en fait il y a une complicité fondamentale entre tous les acteurs. (...)

Pour la dette publique, par exemple, il y a une sorte de
jeu pervers entre les gens qui concoctent les plans d’austérité et les
gens qui menacent de mettre des mauvaises notes aux Etats s’ils ne se
tiennent pas bien.

Le jeu idéologique, pour le moment totalement dominant
(...) c’est de dire que [pour] la dette les coupables, ce sont les
emprunteurs. Les Français sont laxistes et dépensiers, les Grecs n’en
parlons pas... (...)

Q ; pour vous, ils n’ont aucune responsabilité dans la situation ?

R : Je pense que la vérité - je ne l’ai jamais formulé
comme cela (...) - c’est qu’ils n’en ont aucune. On ne voit jamais le
mécanisme fondamental de l’endettement. Historiquement et
économiquement, c’est la volonté des prêteurs. (...)

Il y a une mécanique du système économique général qui
s’est mise en place avec le libre échange, [qui] met en concurrence
toutes les populations actives. On fait intervenir des populations à
très bas salaire de l’ex Tiers Monde, en Chine, en Inde ou ailleurs.
Donc on obtient une compression des ressources des gens ordinaires, une
stagnation ou une baisse des salaires. Evidemment ces gens sont poussés à
s’endetter.

Et puis, d’un autre côté, comme ce beau mécanisme
fonctionne pour dégager un taux de profit à 15%, il y a une accumulation
d’argent en haut de la structure sociale. Et les gens qui ont de
l’argent (...) les gens riches ont leurs problèmes. Et c’est : que faire
de l’argent ?

Prêter à l’Etat, c’est totalement génial. Puisque vous
avez - ou croyez avoir - une sorte de garantie maximum. La réalité,
c’est que cette espèce d’oligarchie dirigeante est tout à fait ravie de
prêter son argent aux Etats, de les rançonner. (...)

Ce que je voudrais essayer de faire comprendre, c’est
qu’on nous dit : il y a 250 milliards qui partent dans le budget de
l’Etat au service de la dette, dont 50 milliards d’intérêts. C’est
affreux parce qu’on a trop dépensé...

Non, il faut regarder ces sommes différemment. Il faut
voir que l’impôt - puisque ces sommes seront extraites autoritairement
par l’impôt étatique - cela sera de l’argent qui ira aux riches. Donc
l’Etat est l’agent des riches (...) on est passé à un Etat de classe, à
l’ancienne.

Q : (...) Vous dites les Allemands
sont plus souples qu’on ne l’imagine. Ils ne comprennent que la
négociation franche et brutale...


R : Oui, c’est un trait culturel..

Q : Dites-vous, comme Arnaud Montebourg, que finalement Angela Merkel, c’est Bismarck ?

R : J’approuve tout à fait Montebourg, mais comme je
suis historien et anthropologue, je formule les choses différemment. Je
partirais du fait qu’il y a un style culturel allemand qui est associé à
une structure familiale autoritaire, qui produit un certain nombre de
rigidités, qui conduit au comportement (...) obtus - non pas simplement
d’Angela Merkel, mais de la classe politique allemande. Au-delà de cela,
(...) il y a une préférence pour la brutalité dans les rapports. J’en
ai parlé beaucoup avec des spécialistes, et la vérité c’est que si on ne
dit pas clairement ce que l’on pense, on pousse les Allemands à dériver
au paroxysme de leur propre système. Ils seront reconnaissants si on
leur dit : bon, cela [suffit] comme cela. (...)

Il ne faut pas dramatiser. Il faut comprendre que l’on a
un problème avec l’Allemagne, [qui] a fait sur le plan commercial et
industriel une politique totalement déloyale vis-à-vis de ses voisins.
Elle a accumulé des excédents commerciaux en faisant baisser les
salaires (...) C’est à cause de cela qu’elle est en position dominante
en Europe.

Finalement, les Allemands ne seraient pas allés si loin
dans leur rigidité s’ils n’avaient pas été encouragés par les dirigeants
de Droite européens, et spécialement les français.

Je pense qu’il faut affronter l’Allemagne, qu’il faudrait le faire clairement, et que cela leur ferait du bien...

Q : En avons-nous les moyens ?

R : Si la France sort de l’euro, tout le monde sort de
l’euro, l’Allemagne se retrouve avec le mark, [qui] à cause des
excédents commerciaux allemands, monterait à toute vitesse, pire que le
yen japonais. Donc ils sont étranglés.

Le jour où un gouvernement français ose dire aux
allemands : écoutez, vous allez faire telle ou telle chose ... On peut
différer sur ce qu’on veut faire. Je suis partisan de négocier le
protectionnisme européen avec les allemands en employant cette
technique.

Le jour où on leur dit : si vous ne devenez pas
raisonnable, on sort de l’euro - en l’occurrence on détruit l’euro ou on
fait l’euro sans l’Allemagne - ils [auront] compris. Tout se passera
bien.

Et du coup on arrêterait ce qui est la vraie menace en
ce moment. L’attitude peureuse des élites françaises laisse se
développer de la germanophobie. (...) Je dis qu’il faut parler
clairement, et même brutalement, à l’Allemagne pour empêcher la montée
de la germanophobie. (...)




http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3131

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum