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la décroissance comme transition post-pétrole

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pays: l'équateur (amerique du sud) pétrole ou nature ??

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~~NéoBio~~

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http://agora.qc.ca/manchettes/les_hommes_avant_le_petrole_en_equateur
Les hommes avant le pétrole en Équateur



S'abstenir d'exploiter un gisement de 846 millions de barils de pétrole par respect pour des indigènes et leur territoire, est-ce possible de la part d'un pays en 2010? Oui et ce pays, l'Équateur, est pauvre. Voici ce qu'on peut lire sur cette question dans le numéro de septembre 2010 de la revue Territoires

«L’Équateur est un pays pauvre doté d’une immense biodiversité mais dépendant des ressources générées par l’exploitation pétrolière. Ce petit pays est en train de lancer un appel au reste du monde afin d’avoir
appui d’États et de citoyens r esponsables pour réussir la transition vers un modèle de développement plus soutenable e t une économie postpétrolière.

L’initiative Yasuní-ITT tire son nom des trois forages d’exploration pétrolière (Ishpingo -Tamboocha - Tiputini) creusés dans la parc naturel de Yasuní dans l’Amazine équatorienne. Elle a été pensée par des acteurs de la société civile équatorienne (associations écologiques, organisations indigènes, mouvements sociaux, etc), dont certains sont arrivés au pouvoir après l’élection de Rafael Correa, en 2006. C’est notamment le cas d’Alberto Acosta qui, en tant que ministre de l’Énergie et des Mines, a porté ce projet au niveau politique. Il s’agit de ne pas exploiter quelque 850 millions de barils de pétrole situés dans le Parc Yasuní, une réserve naturelle qui contient une des plus importantes réserves de biodiversités dans le monde et où vivent des peuples en isolement volontaire : les Tagaeri et les Taromenane. Mais, en échange, l’Équateur, en partant du principe de coresponsabilité pour les problèmes environnementaux globaux, demande à la communauté internationale une contribution à hauteur de 50 % de la manne financière dont il pourrait disposer s’il exploitait ce pétrole. Aujourd’hui, pour le gouvernement équatorien, l’initiative Yasuní-ITT est un projet prioritaire, tant pour sa politique extérieure qu’environnementale, et se propose d’être une alternative au Protocole de Kyoto pour affronter les changements climatiques, car elle ne se limite pas à proposer la réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais à les éviter. En effet, si ce projet puise dans les principes du Protocole de Kyoto et dans certains de ses mécanismes, il va plus loin, en demandant une indemnisation afin de protéger la biodiversité d’une partie importante de l’Amazonie. »


L'Équateur est le premier pays au monde à reconnaître les droits de la nature



Lu dans la revue Territoires de septembre 2010: «L'Équateur est le premier pays au monde à reconnaître les « droits de la nature ».Ce concept est souvent décrié, car beaucoup pensent que cela signifie la fin des activités extractivistes [1], ou encore l’impossibilité de continuer les activités d’autosubsistance, comme la chasse ou la pêche, pour certaines communautés indigènes. Pourtant, les droits de la nature n’impliquent pas cela. « Cette proposition de droits implique que toute activité qui dépend des ressources naturelles pourra se faire si cela n’altère pas l’action téléologique et immanente de la nature, concept philosophique qui définit la capacité des êtres vivants, la nature incluse, de se régénérer ou de se guérir, et de continuer à exister. » [2] Ce qui est important, c’est que la nature est ainsi considérée comme un être vivant avec lequel on doit vivre en harmonie, et non comme quelque chose à exploiter et à commercialiser. Cette nouvelle conception exclut une vision économique de la nature, ce qui va nous obliger à la construction d’autres types de relations à la nature, en tant qu’individus mais aussi en tant que sociétés. Avec les droits de la nature, on reconnaît des obligations morales pour protéger et respecter l’intégrité des écosystèmes naturels et éviter la pollution environnementale. La nature passe d’objet du développement au sein d’une économie extractiviste et d’un modèle de développement ne tenant pas compte du patrimoine naturel, à sujet des différentes politiques publiques. Ainsi, l’initiative Yasuní-ITT doit être considérée comme une politique publique qui respecterait les droits de la nature en incitant les êtres humains à vivre en harmonie avec elle. Toutefois, ce n’est pas une politique spécifiquement environnementale, mais qui prend en compte des éléments économiques et sociaux avec une autre vision du développement, remettant en cause le caractère principalement extractif (pétrole, forêts) de l’actuel modèle.»

~~NéoBio~~

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je trouve ça très courageux et noble dans un monde néolibéral il faut une sacrés dose de "tête sur les epaules"

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