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Sur 2000m2 - Le fabuleux jardin des Fraternités Ouvrières, ou comment cultiver une petite jungle?

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Invité


Invité
C'est dans les années soixante-dix que Gilbert et Josine sont victimes comme des
milliers de foyers de la crise de l'emploi industriel qui sévit dans la région
nord-ouest de la Belgique.

Se retrouvant sans emploi, le couple ouvrier âgé de la quarantaine occupe alors
ses journées au jardin qu'il cultive sur le terrain familial situé à Mouscron,
ville frontalière avec Tourcoing-Roubaix.

L'occupation devient très vite une véritable passion et ils créent quelques
années plus tard le groupe de jardinage des Fraternités Ouvrières, dont les
activités sont hébergées à leur domicile de Mouscron.

La création de cette association est en sorte une prolongation de l'action
syndicale et sociale pour laquelle ils n'ont eu cesse d'investir leur énergie
et leur temps durant leurs années de travail, en Belgique mais aussi en
Amérique Latine. Le but poursuivi par le groupe est de favoriser l'accession de
tout un chacun à une nourriture saine et diversifiée.

L'idée est que le « bio » ne doit pas être un luxe que seules pourraient
disposer les classes aisées. Toutes ont le droit à une alimentation garante de
la santé et de l'environnement, à des produits de couleurs, de goûts et
d'odeurs.

Dans cet esprit de solidarité, d'équité et d'écologie, les activités du groupe
des Fraternités Ouvrières sont nombreuses.

Il s'agit d'abord de susciter l'envie, d'apprendre et de permettre à tous de
cultiver des fruits et légumes sains et diversifiés selon les méthodes d'un
jardinage écologique.

C'est ainsi que les premier et second dimanches de chaque mois, Gilbert, Josine
et les bénévoles de l'association organisent à Mouscron des cours de jardinage
biologique, gratuits et ouverts à qui le veut.

L'association est aussi un groupe d'achat pour permettre aux membres de se
fournir à moindre coûts les produits issus de l'agriculture biologique:
alimentation, mais aussi amendements, plants d'arbres fruitiers, arbustes,
fleurs, semences pour la culture d'un jardin bio.

Les Fraternités Ouvrières proposent également des ateliers (jardinage, cuisine,
fabrication du pain), l'organisation de cycles de conférences et la tenue de
groupes de réflexion sur les questions diverses de notre société.

Aujourd'hui, le jardin des Fraternités Ouvrières, cultivé par Gilbert et Josine
est un véritable trésor, fruit d'une riche expérience et d'un travail de 35
ans. Dans cette région industrielle sinistrée, il est l'un des plus beaux
exemples urbains de systèmes agroécologiques. Dans un clos de 2000 m², une
diversité immense de variétés de légumes et de plantes aromatiques et
condimentaires se développe sous les arbres et les arbustes fruitiers, dans une
luxuriance et une abondance qui dépassent l'imagination.

La visite commence...

1. Bienvenue au groupe de jardinage des Fraternités Ouvrières

Lorsque l'on se trouve à la porte des Fraternités Ouvrières, ont à du mal à
croire que l'on va trouver ici ce que l'on nous a décrit comme étant l'un des
jardinsles plus originaux et spectaculaires d e la Belgique.

La rue est calme, le cadre un peu gris. Pas d'arbres, quelques fleurs aux
balcons. Les logements mitoyens s'alignent, de part et d'autres du macadam
rongé, ils s'agencent sans discontinuer et semblent encore chargés du passé
industriel de la ville sinistrée.

Sur la porte de l'association seule l'indication « Groupe de jardinage » avec
les horaires d'ouverture du local pourrait nous mettre sur la voie.
Quand on pousse la porte, on découvre d'abord un long couloir où s'entassent
contre le mur plusieurs cagettes ainsi que quelques sacs de farine. Il nous mène
droit dans une salle avec aux murs des photos des peuples du monde et des
affiches aux slogans militants.

La salle accueille une petite bibliothèque d'où l'on peut tirer une multitude
d'ouvrages référencés. Ces centaines de livres nous parlent des plantes, de
cuisine, de santé, d'écologie, de jardinage naturel, d'agriculture écologique...
L'objet de notre visite se précise...

2. Première surprise : un inestimable trésor de vie

Tout droit, un second couloir nous fait traverser une pièce intermédiaire pour
arriver à une seconde bibliothèque, plus grande encore. Elle est d'un genre un
peu particulier.

Sur les étagères, qui couvrent les quatre murs du sol au plafond, se trouvent
des cartons par centaines. Ils sont remplis d'un nombre considérable de petits
sachets confectionnés, très soigneusement rangés et numérotés.

Ces sachets contiennent les semences de plus de 5000 variétés différentes de
légumes, de céréales, de fleurs, de plantes aromatiques, de plantes médicinales,
d'arbres, d'engrais verts... On y trouve des variétés peu connues de plantes
rustiques, de plantes anciennes, de plantes parfois oubliées et pourtant pleines
de vertus pour l'alimentation de l'homme, pour sa santé, celle du sol et de la
Nature.

De nombreuses graines sont issues du jardin ou de ceux des passionnés de
l'association. Les autres proviennent de différents groupes de sauvegarde
desemences à travers l'Europe et le Monde.

Ce lieu est le conservatoire d'un riche patrimoine de plantes comestibles et
utiles pouvant être cultivées sous nos latitudes. Dans ces petits sachets, se
trouve une partie de l'héritage précieux du savoir jardinier et paysan de nos
pays et de nombreux autres.

Ces milliers de graines sont un véritable trésor de biodiversité agricole, un
inestimable trésor de Vie. Nous brûlons de plus en plus...

3. En allant vers l'extérieur : la rencontre d'une ingénieuse serre

Nos pas nous conduisent ensuite vers l'extérieur. Là, nous passons sous l'ombre
d'un arbre à kiwis qui s'est sans retenue développé sur le mur extérieur. Son
couvert s'étend en toutes directions en prenant pour support d'autres arbres.

Juste devant nous se trouve une serre d'un style bien particulier. Josine nous
précise qu'il s'agit d'une « serre californienne ».

Les vitres en verre sont montées au dessus d'une réserve d'eau, l'ancienne
petite piscine des enfants du couple et du quartier.

La masse d'eau créer un microclimat et permet de réguler la température
intérieure. Il y fait meilleur l'hiver afin de préserver les semis du gel et
plus frais l’été.

La végétation extérieure vient compléter l'action de l'eau.
Les arbustes à feuillage caduque situés au sud de la serre apportent un ombrage
bienfaisant l'été, lorsque le soleil est au plus haut.

L'hiver, les feuilles tombent et le soleil plus proche de la ligne d'horizon
peut venir réchauffer les semis en développement.

L'eau de cette serre tout à fait particulière permet également à Gilbert et
Josine d'élever quelques poissons pour la plus grande joie des petits enfants.

Nous traversons la serre. L’ingéniosité du système rencontré présage sans aucun
doute la venue d'autres surprises encore.

4. Et nous voici dans ... une véritable jungle !...

L'allée conduit ensuite nos pas vers une sorte de petite forêt, une jungle
même... Le fameux jardin, nous y sommes.
La végétation est ici foisonnante.

L'ensemble de la surface est couverte. Pas un seul centimètre carré n'est perdu.
La ballade nous fait découvrir la structure en labyrinthe faite de rangées de
fruitiers ainsi que de buissons intercalés et de haies d'arbustes à petits
fruits. Ce maillage protège des placettes de cultures saisonnières orientées
vers le sud.

4.1 Fruitiers : les recettes de leur santé et de la productivité

Pommiers, poiriers, pruniers, abricotiers, figuiers, cerisiers... les variétés,
toutes différentes, s'alignent.
Les arbres du maillage sont particulièrement petits (à hauteur d'homme
généralement). Leurs branches sont chargées de gros et jolis fruits.
Gilbert nous donne la recette de la productivité.

Premièrement, les arbres sont plantés très serrés, ils ne prennent bien souvent
à peine plus de place qu'un choux (50 - 70 cm). Ils se trouvent ainsi dans une
« concurrence favorable » : la concentration évite qu'ils se développent en
tronc et en branches.

Deuxièmement, les arbres sont « pincés en vert » au début de l'été, lorsque les
premiers pucerons sont arrivés et que l'oïdium commence à se développer sur les
feuilles.

Cette technique consiste à pincer entre le pouce et l'index la partie qui a
grandi à partir d'un bourgeon terminal afin de l'enlever.

La méthode permet là aussi d'empêcher le développement de l'arbre et de le
garder dans les proportions voulues.

De plus, les bourgeons terminaux sont de très forts « tirs-sève ». En leur
présence, elle circule assez vite dans les tissus de l'arbre sous une forme
particulièrement liquide et azotée, appréciée des pucerons.

Après pincement et enlèvement des bourgeons terminaux, la sève de l'arbre
change de concentration, elle devient plus dense. Les pucerons n'arrivent plus
à la tirer, ils ne peuvent plus se nourrir et ils meurent. L'arbre est ainsi
protégé de ces petits insectes aux ravages bien connus.

Enfin, la partie enlevée lors du pincement est mise au pied du fruitier.
Gilbert nous dit qu'elle apportera un soin naturel à l'arbre contre l'oïdium et
les éventuelles autres maladies contenues, sur le principe d'une homéopathie.
Il nous glisse aussi malicieusement : « La Nature est vraiment bien faite
n'est-ce pas ? ... »

La densité des plantations et le « pincement en vert » permet aux arbres du
jardin des Fraternités Ouvrières d'être en pleine santé et très productifs. Ils
ne s'épuisent pas dans une croissance végétative et l'essentiel de leur énergie
est ainsi canalisée pour leur immunité et pour la formation et le développement
des fruits.

4.2. Microclimat : Figuiers et bananier sous cette latitude...

Le microclimat du jardin peut être comparable à celui d'une forêt.

L'hiver, les grands fruitiers plantés au Nord et le maillage
végétal installé protègent le jardin des vents frais et du gel.
Le houppier des fruitiers et la masse des arbustes agit à la fois
comme un tremplin et une barrière qui empêchent les vents de
pénétrer dans le système.

Groseilliers, cassissiers, noires, blancs, casseillers,
framboisiers, myrtilles... La multitude d'arbustes à petits fruits
renforcent le maillage des arbres plus près du sol.

Le maillage d'arbres et d'arbustes du jardin des Fraternités
Ouvrières a créé ici un microclimat particulier, tout à fait
différencié du climat régional. Preuve en est que sous cette
latitude peu propice se développent et produisent pourtant une
quarantaine de figuiers et grandit même un tout jeune
bananier ! ...

Gilbert précise que dans le jardin, la température est généralement plus élevée
de 3 à 5°C par rapport à la température ambiante.

L'été au contraire, l'atmosphère du jardin est légèrement plus fraîche, et
surtout plus humide.

Le sol est protégé, il subit moins l'évaporation et l'action desséchante des
vents. Ainsi, malgré la sécheresse qui sévit l'année dernière et qui mit à mal
nombre de cultures dans la région, le jardin des Fraternités Ouvrières ne reçut
aucun arrosage.

4.3. La Vie, précieuse alliée des jardiniers

En regardant de plus près sous les arbres, on
s'aperçoit qu'à chaque tronc se trouve attaché un petit
pot renversé. La paille à l'intérieur sert de refuge aux
perce-oreilles, prédateurs des vers des fruits.

Josine nous dit aussi qu'il est très intéressant d'avoir des cloportes au
jardin. Ces bestioles se nourrissent de matières mortes. Si un fruit présente
des points de pourriture (dus à l'attaque d'un vers par exemple) le cloporte va
manger cette pourriture empêchant son développement. La blessure sera
cicatrisée par l'action du cloporte et le fruit ne pourrira pas.

Parce qu'on le trouve souvent sur les fruits abîmés, le cloporte est considéré
comme un ravageur et souvent traité en tant que tel. Pourtant, cet étonnant «
infirmier des fruits » s'emploie là à une tâche très intéressante pour le
jardinier.

Malgré la présence de milliers de fruits, les oiseaux ne posent aucun problème
ici.
Gilbert nous révèle un secret important : « Au moins les oiseaux peuvent
nicher, au plus il y aura des dégâts, et vice versa ».

En effet, les oisillons sont alimentés par leurs mères à 90 % d'une nourriture
protéinée.
Si un nid se trouve dans les parages, autant dire que les vers, larves et
divers autres insectes ravageurs ne feront pas longue vie.

Les fruits sont généralement attaqués par les oiseaux dans leur recherche
d'eau. Si le site accueille une mare, le problème est là aussi évité.

Au gré du parcours, plusieurs zones « sauvages » on été créées par les
jardiniers.

Ainsi, plusieurs tas de branches et de matières grossières un peu partout
dispersées servent de refuges aux insectes divers et notamment aux abeilles
sauvages et aux bourdons, précieux alliées pour la pollinisation des multiples
arbres et plantes du jardin.

Aussi, un petit pont nous permet de traverser une mare où coassent gaiement une
myriade de grenouilles et de crapauds, et où peuvent se désaltérer les oiseaux.

4.4. Sur la conduite des cultures annuelles

Par le petit pont, nous traversons la mare donc. Nous arrivons à deux petites
serres.
Elles accueillent de nombreux bacs de semis étiquetés, dans l'attente d'un
repiquage au jardin.
Ici, presque toutes les variétés annuelles sont repiquées, y compris les plants
de pommes de terre et les carottes. Les plantes commencent ainsi leur
développement et dès qu'une place se libère sur les bandes, une variété viendra
immédiatement l'occuper.

Le jardin de Gilbert et Josine ne suit ainsi aucun plan de rotation. Entre les
lignes d'arbres, les bandes sont suffisamment diversifiées. Les cultures
différentes d'été et d'hiver s'y succèdent en suivant les associations
particulières données par la littérature et les bons voisinages découverts par
les jardiniers au cours de leurs 35 années d'expérience.

Gilbert ne cache pas sa grande paresse. Le sol n'est pas travaillé. Il n'est ni
retourné, ni même bêché.

Le jardin est entretenu et cultivé avec quelques outils manuels dont une sorte
de râteau « amélioré », fierté de Gilbert : le manche a été raccourci par
l'ingénieux jardinier (« C'est moins lourd ainsi » nous glisse t-il, avec de
nouveau son oeil malicieux...) ainsi que les dents pour qu'elles ne s'enfoncent
pas trop profondément dans le sol.

L'outil passe parfaitement entre les lignes de cultures spécialement plantées à
la bonne distance. Il permet au jardinier de nettoyer les bandes des herbes
indésirables d'un geste simple et rapide. Quelques minutes suffisent pour
chaque bande.

Si elles peuvent gêner le développement des cultures, les herbes ainsi
déracinées ne sont pas considérées comme mauvaises.

Gilbert nous dit qu'elles donnent des indications sur l'état du sol (ses
carences, son état d'aération...).

Il nous dit aussi qu'elles ont toutes un rôle à jouer et qu'il est étonnant de
constater qu'elles contiennent souvent les éléments qui peuvent manquer au sol:
« La Nature est vraiment bien faite... ».

Lors du désherbage, elles sont donc laissées sur place et enrichissent la
terre, comme les restes de cultures et les feuilles des arbres qui viennent
tout naturellement « mulcher» le sol à l'automne.

Pour enrichir la terre, Gilbert et Josine utilisent également diverses
matières. Sur certaines bandes, on peut voir des matières grossières végétales
qui nous explique-t-on subiront un compostage de surface durant l'automne et
l'hiver. Les déchets en décomposition abriteront le développement de toute une
vie qui nourrira les oiseaux la saison froide venue. En retour, ils apporteront
par leurs déjections un fertilisant « naturel » précieux.

Par un recyclage très intelligent, la dizaine de poules du couple participent
également à la fertilisation du sol du jardin. Dans un coin de la maison, sous
la gouttière du toit, des vieux journaux et cartons s'entassent contre le mur.
L'eau imprègne ces déchets. Ils accueillent vite de nombreux vers de compost et
divers insectes participant au processus de décomposition et de transformation
du papier en tas.

Le compost obtenu est donné aux volailles comme ration de protéines animales,
complété par des déchets de cuisines. Les poules recyclent cette matière en
fournissant un engrais que les jardiniers apportent au jardin.

En fait, la terre du jardin est enrichie de tout ce qui peut. Gilbert nous dit
par exemple,que sur une année, les déchets et les poussières des coups de
balai, comme ceux de l'aspirateur constituent des quantités incroyables de
matières organiques et d'oligoéléments dont on aurait tort de priver la terre.

5. L'incroyable luxuriance et l'hallucinante diversité d'un petit paradis

La visite se poursuit. Les allées nous invitent à nous perdre un peu plus dans
l'étrange jardin qui décidément à tout d'un coin de paradis. Des parfums, des
couleurs, le goût, le chant des oiseaux, une douce atmosphère... les sens sont
partout en éveil.

Les plantes aromatiques exhalent les parfums les plus subtiles. Ici, un jeune
kiwi s'appuie sur un vieux prunier, là, une vigne palisse une clôture. De
multiples ronces traversent les étages pour offrir en arche, au dessus des
têtes, de grosses grappes chargées de délicieux fruits pourpres, noirs ou
blanc, gorgée de jus.

Une serre traversée provoque de délicieuses envies exotiques : oranges,
pamplemousses, citrons, kumkat... de nombreux plants en pot offrent les plus
jolis fruits.

Toutes les lignes de cultures, tous les plants isolés sont étiquetés. Il y a
tellement de variétés, des centaines et des centaines, comment les reconnaître
sinon.

Josine précise que tout ce qui est cultivé ici se mange, même les fleurs:
bourraches, capucines, guimauve, roses...

La diversité et la quantité de ce tableau luxuriant laissent le visiteur sans
µvoix. Les jardiniers-créateurs nous donnent quelques chiffres pour les espèces de fruitiers:

¤ 395 pommiers de 312 variétés
¤ 242 poiriers de 160 variétés
¤ 81 pruniers de 69 variétés
¤ 68 cerisiers de 59 variétés
¤ 127 plants de vignes de 82 variétés
¤ 35 actinidia (kiwi) de 16 variétés
¤ 41 figuiers de 35 variétés
¤ 50 variétés différentes de framboisiers
¤ 70 ronces fruitières de 31 variétés
¤ 98 groseilliers rouges de 26 variétés
¤ 82 agrumes

Au total, Gilbert et Josine ont planté dans leur jardin plus de 2000 arbres et
arbustes fruitiers de plus de 1300 variétés différentes!...

Ils cultivent aussi des centaines de variétés de plantes maraîchères,
aromatiques et médicinales sur les bandes de terre protégées par le maillage
Et, il semble important de le rappeler, cette incroyable diversité cultivée sur
moins de 2000 m²...

Le tour du jardin se termine, Gilbert nous raconte encore l'un des rêves
d'enfant de cet éternel gourmand : « Quand j'étais petit, j'avais un rêve.
Souvent, je m'imaginais en train de me promener la tête tournée vers le ciel.

Il y tombait les nourritures les plus délicieuses, directement dans ma bouche
grande ouverte... ». Autant dire qu'avec le fabuleux jardin qu'il cultive
depuis 35 ans avec sa femme Josine, son songe est aujourd'hui presque accompli.

Avec poésie, il nous fait aussi l'éloge du travail et de la vie au jardin : «
Nous avons ici des centaines de plantes aux vertus diverses. Le simple fait de
les cultiver, de les voir s'épanouir, de les aimer nous guérit déjà. »

Le travail et l'ingéniosité des jardiniers ont permis d'optimiser à l'extrême
l'espace restreint du lieu. La jungle plantée et cultivée par le couple sur ces
2000 m² nous montre un cas parfait d'intensification écologique et un bel
exemple d'une forêt alimentaire.

Pour l'émerveillement et l'enseignement des visiteurs du lieu, et le plus grand
bonheur de la famille des jardiniers passionnés, le jardin des Fraternités
Ouvrières est une véritable oeuvre d'art vivante, un paysage comestible en
pleine ville, où la Nature s'exprime et produit avec une intensité presque
inimaginable. Pourtant, tout est bien réel: il suffit de tendre le bras, et de
goûter, pour s'en convaincre...

~~NéoBio~~

avatar
quel exemple d'organisation horizontale !!!
c'est comme ça que certain s'en sortiront

supersasa83

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super, on peut le visiter ? bon alors finalement on a pas besoin de beaucoup de terrain Laughing
patrick on est sauvé Very Happy

Invité


Invité
supersasa83 a écrit:super, on peut le visiter ?

Aux Fraternités Ouvrières

Chez Gilbert et Josine Cardon, 58 rue Charles Quint, 7700 Mouscron

* Tél : +32 56 33 38 70

* fabuleux jardin urbain (1800 m2) de permaculture depuis 30 ans
* vente de semences (près de 6500 variétés de légumes, plantes aromatiques et condimentaires, fleurs et engrais verts), arbres et arbustes à prix très bas
* permanence tous les jeudis après-midis de 14h00 à 18h30
* cours de permaculture le premier et deuxième dimanche de chaque mois de 10-12h
(gratuit pour membres de l'association, devenir membre coute seulement €1,5/an)
* groupe d'achat de produits alimentaires de l'agriculture biologique
* à 10 minutes à pied de la gare de Mouscron

Jack La Mafda

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J'ai visité aujourd'hui ce fabuleux jardin. Je dois dire qu'il s'agit plus d'une jungle d'arbres fruitiers.

J'ai aussi assisté au cours de permaculture donné par Gilbert (le propriétaire du jardin), de 10 à 12h.

Voici les quelques notes que j'ai prises (photos plus bas).

Oiseaux et arbres fruitiers. Laisser tomber quelques fruits, les écraser (favorise une légère fermentation). Les oiseaux préfèrent ces fruits tombés et fermentés plutôt que les fruits sur l'arbre.

Planter ail, oignon, échalote maintenant. Laisser 50/60cm entre les lignes, pour pouvoir planter carottes, laitues, etc au printemps.
Si terre lourde (reste humide longtemps), faire des petites buttes (15cm) et planter l'ail au-dessus.
Si champignons, 50g de sel dans 10L d'eau, ou algues marines.

Fertilisation bio
Dégradation à l'état le plus simple donne des molécules et ce sont ces molécules qui sont absorbées par les racines des plantes.
Toutes les plantes et tous les arbres contiennent champignons et bactéries qui constituent leur première ligne de défense.
Dans la terre il y a l'humus (fin de tout ce qui a été vivant, qui ne se dégrade plus et qui capte ce qu'on met dans la terre).
Les champignons et bactéries qui accompagnent les plantes envoient des messages chimiques à l'humus qui libère ce que la plante demande.

12% d'humus dans la terre du jardin de Gilbert, alors qu'en moyenne on a 1 à 2%, avec un maximum de 4 à 5% dans les terres agricoles et maraîchères en général.

Un bon jardinier doit être paresseux. En 40 ans, Gilbert n'a jamais bêché son jardin.

En Amazonie, pas de terre arable (argile), presque humus pur. Toutes ces plantes poussent sur leurs propres déchets.

Les mauvaises herbes qui poussent là où elles poussent contiennent ce qui manque le plus à terre à cet endroit-là. Lorsque la terre est saturée, la mauvaise herbe arrête de pousser.
Le seul moyen de se débarrasser des mauvaises herbes, c'est de les laisser pousser, de les couper et de les laisser sur place. Elles disparaîtront lorsque la terre aura les éléments qu'elles apportent (quelques années).

Taille des arbres = taille d'été. Tout ce qui est coupé est mis au pied des arbres, comme dans la nature. Même si c'est pourri ou malade on laisse là. Quand c'est trop gros, on fait des tas dans le jardin qui deviennent des refuges pour bourdons, abeilles sauvages, hérisson, etc.

Compost. Eviter, car il faut nourrir les micro-organismes présents dans la terre toute l'année. Donc mettre directement les trucs insolubles sur le sol, pour que ça profite à tout le monde, ne pas enterrer.
Le seul avantage du compost, c'est pour faire les semis (avec terre et tourbe).



Quelques kiwis...



Une serre avec des tomates



Des raisins



Au hasard







Dernière édition par Jack La Mafda le Dim 17 Oct - 20:06, édité 1 fois

youyou

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Vraiment superbe expérience.

Avoir autant de production avec 2000m2, ça rend optimiste.

J'ai juste mal compris le point ou les mauvaises herbes qui contiennent ce qui manque au sol (Pourtant, elles doivent bien le tirer du sol ?).

Jack La Mafda

avatar
On trouve des petits panneaux informatifs dans tout le jardin

















Dernière édition par Jack La Mafda le Dim 17 Oct - 20:07, édité 1 fois

Jack La Mafda

avatar
Vraiment superbe expérience.

Avoir autant de production avec 2000m2, ça rend optimiste.



Dernière édition par Jack La Mafda le Dim 17 Oct - 20:07, édité 2 fois

Jack La Mafda

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Le plan du jardin



Dernière édition par Jack La Mafda le Dim 17 Oct - 20:08, édité 1 fois

Jack La Mafda

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Une serre



Dernière édition par Jack La Mafda le Dim 17 Oct - 20:08, édité 1 fois

Jack La Mafda

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Mare



Dernière édition par Jack La Mafda le Dim 17 Oct - 20:08, édité 1 fois

supersasa83

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c est super de nous faire participer ,et les photos I love you I love you I love you
j attends la suite avec impatience

~~NéoBio~~

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j'ai vu un bananier cheers Basketball
merci pour le reportage waw tout ça en belgique!! pourtant c'est le grand nord !!! ça pousse bien ce jardin!!

youyou

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Je pense que le micro climat créé dans la parcelle doit être essentiel et explique totalement la possibilité d'y trouver des plantes plus exotiques qu'a l'accoutumé sous ces lattitudes.

ça fait envie de tester, mais bon, le temps que les arbres poussent il faut trouver un endroit ou on sera toujours dans 20 ans Wink

Sinon, j'aurais la curiosité de savoir quelles cultures d'hiver ils peuvent réussir, sous cerre et en pleine terre.

Invité


Invité
youyou a écrit: J'ai juste mal compris le point ou les mauvaises herbes qui contiennent ce qui manque au sol (Pourtant, elles doivent bien le tirer du sol ?).
Non, elles ne le tirent pas seulement du sol. Tout dépend des minéraux; il y en a de trois sortes : Du type azote (N), du type phosphore (P), et du type potassium (K) ; d'où les fertilisants de type NPK.
L'azote est tiré de l'atmosphère, par des plantes fixatrices d'azote, ou plutôt par les bactéries avec lesquelles elles vivent en symbiose. Le phosphore et le potassium, ainsi que la multitude d'autres éléments du même type, sont présents en plus ou moins grande quantités dans le substrat (la roche-mère), certains en très faible quantités, d'autres en quantités "trop" importantes. Ces éléments, dans le substrat, sont à l'état non-assimilable, sauf pour quelques plantes "spécialisées". Ces plantes spécialisées vont donc pousser naturellement là où elles peuvent assimiler ces éléments, certaines profitant des carences globales des autres (et donc cherchant des éléments rares), d'autres ayant l'avantage dans le cas d'une abondance d'un élément ; une fois qu'elles les ont assimilés et qu'elles ont vécu, elles meurent, et en se transformant en humus, elles rendent alors assimilables par tous ces éléments qu'elles ont transformés.
Sur une roche-mère, ou bien sur un sol déséquilibré, ce sont donc certaines plantes qui vont pousser, et qui vont petit à petit créer un sol équilibré ; au fur et à mesure que le sol s'améliore et s'équilibre, ce ne sont pas les mêmes plantes qui poussent, jusqu'à l'équilibre final, le climax (sous nos climats, la forêt). Et certaines plantes vont même jusqu'à attirer des oiseaux ou des insectes qui vont apporter de l'extérieur ce qui manque totalement au sol, par leurs fleurs ou par leurs fruits, via les fientes, ou directement via les cadavres.

Le problème, évidemment, des engrais modernes en NPK, c'est qu'ils apportent au sol des quantités importantes d'éléments non-assimilables par les plantes non-spécialisées, ce qui évidemment crée un appel d'offre pour certaines plantes spécialisées, les "mauvaises herbes" colonisatrices, lesquelles vont pourtant chercher à rendre ces éléments disponibles (et comme on ne les laisse pas pousser, à l'aide de désherbants, les engrais NPK, qui sont solubles, ne sont pas fixés et se retrouvent dans les nappes phréatiques). Les amendements peuvent être évidemment bénéfiques, mais ils doivent être faits soit de manière directement assimilable (humus, purins, débris végétaux ou animaux), soit de manière non-assimilable, mais dans ce cas à long terme, et à diffusion lente (roches concassées plutôt que poudres), pour éviter des surpopulations d'adventices ; ou bien, comme le fait Bourguignon, on peut utiliser des engrais NPK, mais en les répandant sur les "adventices", sur les engrais verts qui sont là justement pour fixer ces éléments en particulier, avant la culture voulue.

youyou

avatar
Ramite a écrit:
youyou a écrit: J'ai juste mal compris le point ou les mauvaises herbes qui contiennent ce qui manque au sol (Pourtant, elles doivent bien le tirer du sol ?).
Non, elles ne le tirent pas seulement du sol. Tout dépend des minéraux; il y en a de trois sortes : Du type azote (N), du type phosphore (P), et du type potassium (K) ; d'où les fertilisants de type NPK.
L'azote est tiré de l'atmosphère, par des plantes fixatrices d'azote, ou plutôt par les bactéries avec lesquelles elles vivent en symbiose. Le phosphore et le potassium, ainsi que la multitude d'autres éléments du même type, sont présents en plus ou moins grande quantités dans le substrat (la roche-mère), certains en très faible quantités, d'autres en quantités "trop" importantes. Ces éléments, dans le substrat, sont à l'état non-assimilable, sauf pour quelques plantes "spécialisées". Ces plantes spécialisées vont donc pousser naturellement là où elles peuvent assimiler ces éléments, certaines profitant des carences globales des autres (et donc cherchant des éléments rares), d'autres ayant l'avantage dans le cas d'une abondance d'un élément ; une fois qu'elles les ont assimilés et qu'elles ont vécu, elles meurent, et en se transformant en humus, elles rendent alors assimilables par tous ces éléments qu'elles ont transformés.
Sur une roche-mère, ou bien sur un sol déséquilibré, ce sont donc certaines plantes qui vont pousser, et qui vont petit à petit créer un sol équilibré ; au fur et à mesure que le sol s'améliore et s'équilibre, ce ne sont pas les mêmes plantes qui poussent, jusqu'à l'équilibre final, le climax (sous nos climats, la forêt). Et certaines plantes vont même jusqu'à attirer des oiseaux ou des insectes qui vont apporter de l'extérieur ce qui manque totalement au sol, par leurs fleurs ou par leurs fruits, via les fientes, ou directement via les cadavres.

Je ne comprends toujours pas précisément. (j'ai bien compris par contre tout ce que tu as expliqué sur les apport NPK et la difficulté à récupérer les élements non assimilables, et l'utilité des mauvaises herbes dans ce cas précis).

Prenons cet exemple de carence en tel ou tel élément sur une portion de sol, sol jamais traité d'aucune manière. Le postulat de départ est que sur cette portion pousse une mauvaise herbe se nourrissant de cet élément en carence. (thèse évoquée par Ppatrick plus haut après sa visite dudit jardin).
D'après ce que tu écris, elles profitent donc de l'impossibilité des autres à aller cherchez ces éléments rares.

Donc au final, si on laisse cette herbe spécialisé pourrir sur place, elle va simplement rendre au sol cet élément rare, et ses descendantes toujours aussi spécialisé prendront toute la ressource en cet élément rare. Or si on supprime la mauvaise herbe, on augmente les chances des autres plantes à aller prendre cet élément rare.
A terme la portion de terre devient la paradis des spécialisées au détriment des autres choses qu'on aimerait y faire pousser ?

Jack La Mafda

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Le postulat de départ est que sur cette portion pousse une mauvaise herbe se nourrissant de cet élément en carence.

Ce n'est pas l'idée développée par Gilbert dans son cours de permaculture.

Voici ce qu'il a dit et ce qui a été écrit plus haut:
"Les mauvaises herbes qui poussent là où elles poussent contiennent ce qui manque le plus à [la] terre à cet endroit-là."

Voici un exemple concret:
l'ortie est particulièrement riche en fer. Elle peut donc apparaître sur les sols pauvres en fer et aller puiser cet élément dans les profondeurs du sol grâce à ses racines particulièrement longues.



Dernière édition par Jack La Mafda le Dim 17 Oct - 20:09, édité 1 fois

Jack La Mafda

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youyou a écrit:Prenons cet exemple de carence en tel ou tel élément sur une portion de sol, sol jamais traité d'aucune manière. Le postulat de départ est que sur cette portion pousse une mauvaise herbe se nourrissant de cet élément en carence. (thèse évoquée par Ppatrick plus haut après sa visite dudit jardin).
C'est cela ; elle a au départ plus de chance que les autres, car les autres sont carencées.

youyou a écrit: D'après ce que tu écris, elles profitent donc de l'impossibilité des autres à aller chercher ces éléments rares.
Voila.

youyou a écrit: Donc au final, si on laisse cette herbe spécialisée pourrir sur place, elle va simplement rendre au sol cet élément rare, et ses descendantes toujours aussi spécialisé prendront toute la ressource en cet élément rare.

Pas du tout; les autres, celles qui ne sont pas spécialisées, pourront profiter tout autant qu'elle de cet élément devenu assimilable par toutes. Mais les autres n'étant plus carencées, la concurrence sera rude, et celles qui s'en sortiront le mieux seront alors plutôt celles qui profiteront de l'abondance d'un autre élément particulier, ou bien de la carence en un autre élément devenu (par comparaison) plus rare.

youyou a écrit: Or si on supprime la mauvaise herbe, on augmente les chances des autres plantes à aller prendre cet élément rare.
Non, les autres sont dans l'incapacité totale de le faire. Etre capable d'aller chercher un élément non assimilable en profondeur demande énormément à une plante, et si certaines choisissent de le faire, elles ne peuvent le faire que pour un élément en particulier, et non pour plusieurs. Donc chaque plante dispose, soit d'une spécialité tournée vers la rareté d'un élément, soit d'une spécialité tournée vers l'abondance d'un élément, soit d'une situation équilibrée, en misant alors sur d'autres stratégies colonisatrices.

youyou a écrit: A terme la portion de terre devient la paradis des spécialisées au détriment des autres choses qu'on aimerait y faire pousser ?
Au contraire, donc.
Mais de toute manière, la plupart des choses qu'on fait pousser sont des plantes spécialisées (y compris les arbres), voila pourquoi il faut toujours organiser des rotations et des associations, au maximum en suivant la succession et l'organisation naturelle. Une zone de culture est toujours en état de déséquilibre, déséquilibre dont il faut au maximum tempérer l'intensité, ce que cherche à faire la permaculture.

youyou

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Génial, merci Ramite, j'ai enfin tout compris Wink

Je voit mieux du coup le danger même de l'action de l'homme à travers la moindre culture (même brio et patin couffin).

Bien entendu, l'apport massif de NPK je savais ça mauvais, mais au final, la moindre culture, la moindre action créé un déséquilibre. La moindre mauvaise herbe qu'on arrache et qu'on jette ailleurs, fait qu'a cette endroit là, il n'y aura que les congénères de cette mauvaise herbe qui pourront pousser. Alors que si on avait laissé en place la mauvaise herbe, d'autres plantes auraient eu leur chance.

Mais là, on bouleverse complètement les acquis des générations précédentes. Nos ancêtres arrachaient les mauvaises herbes et en faisaient des tas pour les bruler, pour éviter que la "graine" ne se propage Wink

C'est là que ça rejoint ma conception de l'avenir post pétrole. Nous avons développé une masse de savoir que nos ancêtre ignorés, nous serions sans mécanisation bien plus performant que nos ancêtres, à outil égal.
Et ce dans beaucoup de domaine.

Invité


Invité
youyou a écrit: Génial, merci Ramite, j'ai enfin tout compris Wink
De rien Wink

youyou a écrit: C'est là que ça rejoint ma conception de l'avenir post pétrole. Nous avons développé une masse de savoirs que nos ancêtres ignoraient, nous serions sans mécanisation bien plus performants que nos ancêtres, à outil égal.
Et ce dans beaucoup de domaines.
Je te rejoins sur ce point. Smile
Nous avons développé, mais aussi et surtout, cumulé beaucoup de savoirs...

22 Le carabe violet le Mer 13 Oct - 7:16

Jack La Mafda

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Insectes très jolis et assez grands à protéger.
Devenus vraiment rares à cause de l'agriculture intensive et des produits de pulvérisation,
ils reviennent tout doucement grâce à l'agriculture biologique.



Dernière édition par Jack La Mafda le Dim 17 Oct - 20:09, édité 1 fois

23 Les fèves le Mer 13 Oct - 7:22

Jack La Mafda

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Commencer à les mettre maintenant pour continuer encore le mois prochain.

Les fèves ne gèlent que si la température descend sous -15°C.

Pour en avoir très tôt, planter maintenant toutes les variétés pour les manger en vert à partir de mars-avril l'année prochaine.



Dernière édition par Jack La Mafda le Dim 17 Oct - 20:09, édité 1 fois

Alter Egaux


Ramite a écrit:
youyou a écrit: C'est là que ça rejoint ma conception de l'avenir post pétrole. Nous avons développé une masse de savoirs que nos ancêtres ignoraient, nous serions sans mécanisation bien plus performants que nos ancêtres, à outil égal.
Et ce dans beaucoup de domaines.
Je te rejoins sur ce point. Smile
Nous avons développé, mais aussi et surtout, cumulé beaucoup de savoirs...
Cumulé par l'écrit et l'imprimerie. Les livres sont indéniablement ce qui permet le cumule inédit dans cette civilisation.

Jack La Mafda

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Les plants de tomate toujours dans les serres maintenant seront enlevés et suspendus en entier à l'intérieur, la tête en
bas; on pourra ainsi en consommer jusqu'à Noël.

Quand le pied est retourné la sève continue à alimenter les fruits pendant plusieurs semaines.



Dernière édition par Jack La Mafda le Dim 17 Oct - 20:10, édité 1 fois

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