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la décroissance comme transition post-pétrole

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Impact géostratégique de la déplétion

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pragma tic


Bonjour,

C'est la civilisation industrielle qui est menacée par la déplétion des ressources naturelles, et non directement l'humanité.

La distinction implique d'abord, que sans pétrole, il y aura certainement de grosses remises en question dans les pays industrialisés, mais que tout le monde n'en mourra pas, et ensuite, que les différentes régions du monde pourraient être affectées de manière variable par cette déplétion.

C'est cette seconde hypothèse que je souhaite aborder par ce sujet.

J'estime que la manière la plus pertinente serait de la tester pays par pays, mais je n’ai pas les connaissances pour le faire, je vais donc expliquer les éléments transversaux que cet aspect géographique m’évoque, et l’on comprendra pourquoi, sur ce point encore, je suis très pessimiste.

Commençons par préciser, d’une manière générale, l’inquiétude qu’évoque chez moi la déplétion des ressources naturelles.
Elle provient de la croyance que la civilisation industrielle, en optimisant les rendements et en augmentant donc la quantité de ressources disponibles, a permis un important accroissement des populations. De sorte que si les rendements chutent, en conséquence d’un arrêt du système industriel, je crains un déséquilibre entre les populations et les ressources disponibles, déséquilibre aux conséquences tragiques.

A ma connaissance, cette croissance des populations ces deux derniers siècles a concerné la quasi-totalité de la planète, et je crois que l’industrialisation des moyens de production tient une part importante dans ce phénomène.
Il est clair que cette industrialisation n’est pas du tout développée au même stade selon les pays ; mais je soupçonne cependant que dans presque tout les cas, l’exploitation des ressources fossiles y tient une part importante, directement ou indirectement.

Dans le cas des pays dits « en développement », je crois que leur besoin dans les énergies fossiles est encore supérieur à celui des pays dits « industrialisés », car je crois qu’ils en usent, là ou nous en abusons, disposant de ce fait d’une « marge de manœuvre. Et je crois par ailleurs que leur transition démographique n’est pas achevée, contrairement à la notre, avec en conséquence un risque de déséquilibre encore plus important que le notre.

Dans le cas des pays dits « les plus pauvres », qui doivent encore peu puiser directement dans les ressources fossiles (même si, durant le tremblement de terre à Haiti, l’effondrement d’une usine a entraîné l’enfouissement de plus de trois cent personnes), je crois qu’ils souffriraient de la cessation d’importantes aides dont ils bénéficient par des ONG tirant leurs ressources dans les pays industriels, de sorte que chez eux aussi, les conséquences pourraient être tragique.

Ces éléments sont cohérents avec une approche systémique, qui postule qu’une défaillance d’une part importante du système aura des répercussions tragiques pour l’ensemble du système industriel, dont je crains qu’il n’ait, directement ou indirectement, pris possession de l’ensemble de la planète.

Alter Egaux


pragma tic a écrit:
C'est la civilisation industrielle qui est menacée par la déplétion des ressources naturelles, et non directement l'humanité.

La distinction implique d'abord, que sans pétrole, il y aura certainement de grosses remises en question dans les pays industrialisés, mais que tout le monde n'en mourra pas, et ensuite, que les différentes régions du monde pourraient être affectées de manière variable par cette déplétion.
Il y a une contradiction dans ce préambule :
- affirmer que c'est la civilisation industrielle qui est menacée (et NON l'humanité),
- puis affirmer que tout le monde n'en mourra pas.
Si tout le monde n'en mourra pas, cela laisse supposer qu'une grande partie de l'humanité va mourrir (qu'importe la proportion, puisque supposée). C'est donc NOTRE humanité qui est menacée.
Certes, il restera des humains. Mais dans quelle condition ? Cannibalisme type soleil vert ?
Par contre, c'est certain, l'humanité y survivra...

pragma tic a écrit:De sorte que si les rendements chutent, en conséquence d’un arrêt du système industriel, je crains un déséquilibre entre les populations et les ressources disponibles, déséquilibre aux conséquences tragiques.
A l'évidence, ce ne peut être contredit.

pragma tic a écrit:Il est clair que cette industrialisation n’est pas du tout développée au même stade selon les pays ; mais je soupçonne cependant que dans presque tout les cas, l’exploitation des ressources fossiles y tient une part importante, directement ou indirectement.
Dans le cas des pays dits « en développement », je crois que leur besoin dans les énergies fossiles est encore supérieur à celui des pays dits « industrialisés », car je crois qu’ils en usent, là ou nous en abusons, disposant de ce fait d’une « marge de manœuvre.
Le soupçon n'est pas démontré.
Je pense que c'est probablement faux dans une grande majorité des pays non développés.
En fait, et c'est mon approche Bové qui me le fait pressentir, c'est la vigueur de la paysannerie qui permettra à un pays d'absorber ou pas le choc, et aussi sa capacité de redéploiement de la population citadine (voir dernier livre de Jancovici).
Et quand je parle de paysannerie, j'y oppose les agriculteurs productivistes.

Enfin, un pays non industriel qui aura orienté sa production agricole vers l'export, par spécialisation imposé par le FMI de DSK pour obtenir des devises pour rembourser les dettes, lui, ce pays, sera en danger de mort.

L'aide des pays occidentaux est en forte baisse, mais il est surtout à double tranchant : il oblige les pays à travailler sur l'export (c'est la contrepartie). Un effondrement des échanges et de la finance mondiale permettrait immédiatement de lever une armée de paysans vers l'autonomie alimentaire. Cette transition ne se ferait pas sans casse, mais elle serait pratiquement un bol d'air pur pour ses pays soumis aux lois du marché international et aux dettes honteuses.
En gros, redonnerait de la liberté à ses pays brisés par l'occident. Après, c'est comme toujours, la liberté, ils en font ce qu'ils veulent.

J'ai aussi observé que des pays africains, se sentant en danger de mort suite aux crises du prix des matières premières (2005-2006), on réorienté leur paysannerie vers l'autonomie alimentaire, avec des lenteurs dû à la corruption, mais malgré tout avec quelques jolis succès.

pragma tic


Bonjour,

Alter Egaux a écrit:...Un effondrement des échanges et de la finance mondiale permettrait immédiatement de lever une armée de paysans vers l'autonomie alimentaire. Cette transition ne se ferait pas sans casse, ...
J'ai aussi observé que des pays africains, se sentant en danger de mort suite aux crises du prix des matières premières (2005-2006), on réorienté leur paysannerie vers l'autonomie alimentaire, avec des lenteurs dû à la corruption, mais malgré tout avec quelques jolis succès.
Je crois que lever une armée de paysans est très difficile à mettre en oeuvre, même à moyen terme, pour des raisons autant organisationnelles que de formation.
Bien sûr, ça se fera partout par la force des choses, mais si c'est anarchiquement comme je le crains, alors de la casse, ha oui !
Le mieux, pour se faire une idée, serait d'étudier un peu les données d'un des pays auquel tu penses.

Alter Egaux


J'ai 2 citations sur l'aide du Nord :
L'économiste iranien Majid Rahnema a dit : "Ce qu’on continue d’appeler aide n’est qu’une dépense destinée à renforcer les structures génératrices de la misère. Par contre, les victimes spoliées de leurs vrais biens ne sont jamais aidées dès lors qu’elles cherchent à se démarquer du système productif mondialisé pour trouver des alternatives conformes à leurs propres aspirations."

Un leader paysan guatémaltèque : "Laissez les pauvres tranquilles et ne leur parlez plus de développement".

Je résume :

Les années 1980 sont catastrophiques, dû aux politiques du FMI et de la banque mondiale : l’autosuffisance rangée au placard des utopies (n'échappe pas au Consensus de Washington qui fonde les programmes d’ajustement structurel en général).

Le tournant :
En 1996, au Sommet Mondial de l’alimentation par le mouvement paysan Via Campesina (le syndicat de Bové) et les ONG : il exprime « le droit pour les peuples et leurs gouvernements de définir les politiques agricoles et alimentaires de leur choix ».

Le contexte :
Une période d’interrogation sur l’introduction des OGM, et par conséquent sur l’autonomie des producteurs par rapport aux technologies de production en général.

Les pays :
Sénégal et Mali

L'organisation transnationale :
La politique agricole de la communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (ECOWAP/CEDEAO) s’inscrivent explicitement dans une perspective de souveraineté alimentaire.
On reconnait ici un clone de la PAC, et probablement une institution financée par le nouvel ordre mondial, pour tendre vers les Etats Unie d'Afrique.

La CEDEAO (création en 1975) : Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest. Objectif de créer une union économique et monétaire entre les pays de l’Afrique de l'Ouest. Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo.
L'ECOWAP est la politique commune agricole de la CEDEAO, équivalent de la PAC européenne.

L’ECOWAP justifie la protection de sa production alimentaire par 3 situations :
- en l’absence d’un accord viable sur le commerce des produits agricoles à l’OMC, qui réduirait ou éliminerait de telles subventions, une action de protection unilatérale au niveau régional est justifiée, comme moyen de compenser les distorsions sur le marché mondial;
- une protection différenciée similaire se justifie pour les incertitudes liées aux fluctuations u marché affectant les populations vulnérables;
- enfin elle se justifie dans une perspective de protection des investissements pour certaines filières pour lesquelles la région bénéficie d’avantages comparatifs potentiels.

En gros, le scénario adopté est : une agriculture régionale fortement intégrée avec une protection différenciée selon les produits et les filières.

Cas du Sénégal : Loi d’orientation agro-sylvo-pastorale comme objectif.
Soit la réduction de l'impact des risques climatiques, économiques, environnementaux et sanitaires, par la maîtrise de l'eau, la diversification des productions, la formation des ruraux, afin d'améliorer la sécurité alimentaire de la population, et de réaliser à terme la souveraineté alimentaire du pays.
Chaque fois que nécessaire, l'Etat prend des mesures de protection ou accorde des subventions pour réduire ou supprimer les distorsions dans les échanges économiques extérieurs, au sein de l'UEMOA et de la CEDEAO, dans le respect des accords de l'Organisation Mondiale du Commerce.

Pour résumer, L’État sénégalais se donne comme ambition de reconquérir le marché national et d’améliorer la couverture des besoins alimentaires du pays au travers d’une politique de diversification et de substitution aux importations. Il se donne le droit d'intervenir.

Cas du Mali :
La politique de développement Agricole a pour but de promouvoir une agriculture durable, moderne et compétitive reposant, prioritairement sur les exploitations familiales agricoles reconnues, sécurisées, à travers la valorisation maximale du potentiel agro-écologique et des savoir-faire agricoles du pays et la création d'un environnement propice au développement d'un secteur agricole structuré. Elle vise à garantir la souveraineté alimentaire et à faire du secteur agricole le moteur de l'économie nationale en vue d'assurer le bien-être des populations.
l’Etat veille à la régulation des importations et exportations des produits agro-alimentaires. Il se donne le droit d'intervenir.

Mais on le voit bien, ses politiques sont encore assujetti aux politiques d’ajustement structurel néolibérales et aux règles de l'OMC.

~~NéoBio~~

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il semble logique de penser que les plus impactés seront les gens comme nous, habitant dans un systeme trés complexe, important beaucoup de nouritures, les personnes pauvres habitant dans des pays capable d'une culture varié seront bien sur moins touchés, mais il ne faut pas oublier que le point commun des pays riches est d'etre presque tous situés dans des pays relativement froid (du moins l'hiver)
donc finalement les pays pauvres sont ceux qui peuvent cultiver tout au long de l'année

finalement ils souffrirons moins que nous, en théorie du moins
j'ai fais pousser des tomates en martinique c'est fou comme ça pousse vite!! la régularité des températures, la durée de vie du plant (plus d'un an)
nous il faudra faire avec la surpopulation, et l'hiver
je pense que tous les plans qui sont fait pour mondialiser l'économie vont voller en éclat, les organisations seront désorganisées du fait de la détresse qui touchera toutes les familles

au bas de l'echelle des grands de ce monde il y a des serviteurs, les riches les puissants ne sont rien sans eux

pragma tic


Bonjour,

Il semble logique … Mais ce n’est hélas pas si simple. Ca le serait si la seule chose que nous avions à craindre était les conséquences mécaniques directes de la raréfaction des ressources naturelles. C’est ce qu’estiment la plupart des gens, et c’est pourquoi ça les inquiète peu. Et moi-même, si c’était le cas, je serais nettement moins motivé à me préparer.
Non, le plus à craindre, selon moi, ce n’est pas la déplétion, ce sont les réactions des gens lors des conséquences économiques à venir de la déplétion.

Lorsque je sollicite ma fille de trois ans, par exemple pour aller manger, alors qu’elle s’amuse avec un jouet, elle commence classiquement par ne pas m’entendre. Devant mon insistance, elle me dira non. Puis, face à mes arguments, il lui arrive encore parfois de projeter de toutes ses forces son jouet au sol, avec parfois pour conséquence de le casser, plutôt que d’abdiquer.

Si elle procède ainsi, c’est parce qu’elle a un très mauvais caractère, un peu, et beaucoup parce que, comme tout humain, elle a à gérer son agressivité, c'est-à-dire de l’énergie instinctive à utiliser en combat ou fuite.
Pourquoi cette agressivité a-t-elle été mobilisée ? car, dans le jugement un peu frustre à ce sujet de ma fille, en entendant lui imposer une contrainte sociale la privant du plaisir à jouer, je commettais une injustice réveillant cette agressivité.

Avec un peu de chance, ce comportement de ma fille tendra bientôt à disparaître, pour deux raisons principales ; son jugement moral évoluant (les psychologues traitant ce sujet on mis en évidence six stades caractéristiques du jugement moral, auxquels les hommes accèdent ou non, en raison en particulier de la culture environnante), elle acceptera mieux la contrainte sociale par la compréhension de son intérêt. La seconde raison, c’est qu’en tant qu’éducateur, comme beaucoup de parents certainement, je sanctionne ce comportement. Ce que faisant, je l’inhibe. (Si je cédais, je le renforcerais, au contraire, le principal procédé de l’éducation est le conditionnement !).
L’inhiber, ne signifie pas faire disparaître un comportement ; seulement diminuer son seuil de déclenchement. Mais si les circonstances s’y prêtent, le comportement réapparaîtra.
Quand certains salariés licenciés, mécontents de la négociation à ce sujet, menacent de faire sauter leur usine, ça relève plus ou moins de ça …

Des réactions extrêmes sont d’autant plus à craindre que la population est jeune (pic d’agressivité 16/25 ans ?), dense (la panique est communicative), et que sa perception de l’avenir est inquiétante, ce qui dans notre cas, peut se traduire par sa perception de sa capacité à se procurer des ressources vitales.

C’est pourquoi, afin de tenter d’évaluer la dangerosité d’une situation en un lieu, dans notre cas, je m’intéresse
- à la densité de population, et son évolution,
- à l’âge de cette population,
- à l’importance ou non que pourrait avoir le choc d’un effondrement de l’industrie pour celui-ci.
C’est seulement après qu’interviennent pour moi les aspects organisationnels et politiques, qui ont bien sûr leur importance, comme tout d’ailleurs. Il est vain d’espérer une prédiction précise en ce domaine, il me semble simplement raisonnable de consulter les « fondamentaux » !

Si je me livre à ce petit jeu, avec le Mali, je constate que la population est peu dense, (10 hbts/km2, contre 112 pour la France), mais en croissance soutenue et très jeune (de 4,5 millions d’habitants en 1961, contre 13 millions en 2003, et 14,5 millions aujourd’hui, la population a donc plus que triplé en 50 ans, et je serais intéressé à savoir ce qui a permis ça, et l’âge médian en 2003 était de 15, 8 ans ! contre 39 actuellement en France, où la population a doublé depuis la révolution).
Le Mali ne consommerait que 4000 barils de pétrole par jour, (2001), (contre 2 millions pour la France).
Alors oui, une grosse part de la population travaille dans l’agriculture, ce qui est rassurant, et l’industrialisation semble négligeable, mais l’âge de la population serait une véritable bombe en cas de tensions, il convient donc de vérifier que la croissance récente de la population ne sera pas menacée en cas de faillite du système industriel mondial.

Pour le Sénégal, une densité de population de 57 habitants au km2, et le même type d’évolution de la population, de 3 millions en 1961 à 10 millions en 2003, avec un âge médian également très jeune : 19,1 en 2005.
Soit moitié moins de densité de population qu’en France, mais seulement 20% du territoire serait cultivable ? Et consommation de pétrole moins anecdotique de 31000 b/j en 2001.

Le Mali me paraît mieux placé pour absorber la déplétion sans trop de dommages, mais il vaudrait mieux, car l’âge moyen est préoccupant dans le cas de tensions.

J’aime bien mon village, dont la population a diminué par 4 depuis la révolution. Et l’âge moyen …

~~NéoBio~~

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si on va par là on peut aborder l'intelligence des ancêtres qui est respectées dans les pays pauvres
c'est la sagesse, les jeunes ont intérêt à écouter parler le vioc ou c'est la trique!! lol
(ils ne sont pas aussi évolués lol )

moi non non plus d'ailleurs, qui ai utilisé le martinet pour gagner du temps, le gamin à 6ans maintenant
c'est un amour de petit garçon qui travaille par plaisir quand on le lui demande, il range sa chambre tout seul, nous apporte des A à l'école, protège les plus jeune (appris en martinique où c'est répandu)
mais à 3ans c'était un diable, on essayait d'inhiber ses pulsions mais ça ne l'a pas empêcher de niquer l'enduit à la chaud aérienne!! que papa avait réalisé pour lui snif
finalement il y a eu la période du martinet, puis la période "la prochaine fois : martinet"
puis "martinet" et puis le martinet est devenu inutile lol
je sais je suis une brute lol mais fallait voir quand je rentrais du travail le chantier à la maison et sa mère à deux doigt du suicide lol

cela dit que pense tu des légumes qui sont pour la plupart tué par le froid de l'hiver
dans les pays chauds les légumes poussent plusieurs mois de plus et produisent le double!!

pragma tic


Bonjour,

Nous faisons tous pour le mieux en matière d'éducation, le plus regrettable et dommageable, à ce que j'ai pu observer (à une bonne échelle, vu mon métier), c'est ce qui aurait dû être fait et qui n'a pas été fait, et le truc irréparable par nature, c'est le manque d'amour.
Mais l'éducation est une inconnue, il nous faut préparer les enfants à un avenir ... que nous ignorons. La plupart se projettent un avenir à l'image du présent, je ne suis pas sûr que ce soit pertinent par les temps qui courrent.

Sur l'intérêt des pays chauds ... J'ai des doutes, certainement parce que je suis né en pays tempéré. Quand je mange avec un tunisien, qui m'invite chaudement à venir profiter des richesses de son magnifique pays, mais qui signale en passant que les scorpions ont la facheuse habitude de se laisser tomber sur vous depuis le toit la nuit, ça me calme. Je préfère mes moustiques, tiques, guèpes et vipères.
Plus sérieusement, j'estime que chaque système écologique fournit ses opportunités, l'essentiel étant de les connaitre. Et ce qu'on connaît en général le mieux, c'est l'endroit où on est né, même si en France, la diversité règne.
Enfin, même si la politique s'en est mêlé, je crois que la densité de population vers 1700 fournit une estimation des capacités nourricières naturelles d'un lieu, même si depuis, l'Homme peut avoir fait des dégâts, à prendre en compte.

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